Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 21:41
Voila ce qui arrive quand on a un père pécheur on met son fils dedans avec encore plus de passion.
Je vous presente alors mon fils et ces debuts .Toujours emouvent quand meme.

La voila sont premier cheucheux

 
PETITE SORTIE AVEC NOA AU DOMAINE DE MOUSQUETY POUR 30 MINUTES DE PECHE OU IL EN PRENDRA UNE BELLE;

 
Par Charriere patrick
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Jeudi 6 août 2009 4 06 08 2009 17:50
 
Voila un petit week end en compagnie de mon ami Baptiste que je n avais plus revu depuis un moment , boulot oblige puis je dois dire que c est cette personne qui ma monté le citron voila 4 ans pour la peche a la mouche alors rien de tel q une petite sortie en Savoie pour nous rappeler nos debut.Un week end magnifique avec pas mal de poissons dehors mais a notre etrange surprise c est d avoir peché au Streem ,quelque chose qui n est pas habituel chez nous,on prefère plus la nymphe at la seche.Voila pour le recit de ce week.
Merci Baptiste et a tres bientot jespère.
Patrick
  

    
Par Charriere patrick
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 04 2009 17:14
















Voila cette ouverture 2009 c est tres bien passée,le seul inconveniant trop de monde comme chaque année,quelque fish mais chez nous ce sont les gros déjeuner en priorité  en attendant que tout se calme un peu,voila quelque photo de ce debut de saison dans les Sorgues.


C est reparti les coups du soir apres le boulot,voila quelque petit thymalus    le 16/07


Petit coup du soir a Fontaine de Vaucluse avec Baptiste le 14 aout avec a notre surprise un joli coup du soir 
avec pas mal d éclosion et des poissons assez actif.


 
 
Vendredi 21 petit coup du soir avec Arnaud peche sur Fontaine de vaucluse,c est toujours un plaisir de te revoir Arnaud.A la prochaine

  
 
Un petit coup du soir avec FAB72

  
 
 
 
Quelques photos de mes coups du soir  de la saison


Par Charriere patrick
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Samedi 14 mars 2009 6 14 03 2009 22:20
Alors voila cette foi c est l ouverture.     14/03/09
Ben  ce matin la levé 3h30 pour rejoindre la bande du 07 avec au passage la prise de mon pot Dadou.
Tres belle journée avec pas mal d éclosions vers les coups de midi et biensur la prise de nos premier compagnon de jeu .
Je tiens a remercier Lio07,Julien Rochette,Dadou et moi meme pour le tres bon déroulement de la journée.










     Dimanche 15 rencontre avec Arnaudpeche et direction l Ardeche,belle éclosions et belle journée,ravi d avoir passé ces instants magique avec toi
mais ce n est que partie remise,au plaisir



                                               Lundi 16 Mars
Me voila seul au monde pour découvrir des rivières dans la Drome,une tres belle journée,une jolie éclosion et quelque petite truite a la robe sublime.








Le meme jour dans l apres midi je promène et la je passe sur un pont alors j ai l étrange idée de monter ce bras je decide de m arrèter sur un post qui m etait inconnu.Petite rivière magnifique avec des eaux l impides mais ca pousse quand mème,je regarde sous quelques pierres mais que du porte bois alors c est vite vu,gros tungstène blanc avec tete or.
 



 

 L Orb dans l Hérault le 23/03/09

Ben voila encore un week end bien sympathique qui se termine avec des rencontres comme je les aimes.Les Palmeurs du 30 et du 84.Une belle journée de passée en compagnie d Adrien , Etienne 30, Joris, Fabrice,Olivier,Claude,Marc,Alex. Le poisson difficile en debut de matinée mais quelques heures plus tard avec le soleil ca y est éclosions et activitée,j en décrocherai une belle aprés quelque minutes de combat puis quelques  joli poissons durant l apres midi.Merci encore a tous puis c est quand vous voullez pour une autre partie de peche.

    







Photo de poissons de L ORB du 29/03

 
Par Charriere patrick
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Lundi 9 février 2009 1 09 02 2009 21:28
  • Les cours d’eau de première catégorie Bassin des Sorgues
  •  
  • La Sorgue de Velleron, bras et canaux s’y  attachant, y compris le canal de la Faible, situés en amont de la D 942, (voie rapide Avignon - Carpentras) jusqu’à sa source.
  • La Sorgue d’Entraigues, (dont la Sorgue de la Rode) située en amont de la D 942, (voie rapide Avignon - Carpentras) à l’exclusion du Canal du Moulin de Gadagne classé en 2nd catégorie.
  • Le Canal de Vaucluse, entre la prise du Prévôt (déversoir du Trentin) et les Sept Espassiers.
  •  
  • Pour l’ensemble des Sorgues de première catégorie
  • Ouverture différée : Samedi 4 avril 2009 au matin. 
  • Fermeture : Dimanche 20 septembre 2009 au soir.
  • Limitation du nombre de prises :
  • Truite Fario : 5 prises autorisées au total par pêcheur et par jour.
  • Ombre Commun : 2 prises autorisées au total par pêcheur et par jour
  • (Ouverture le 16 mai 2009).
  •  
  • Mailles :
  • Truite Fario : 25 cm - Ombre Commun : 30 cm 
  • Truite Arc en Ciel : 23 cm - Saumon de Fontaine : 23 cm
  •  
  • Attention : cours d’eau de première catégorie bassin des Sorgues
  •  
  • Restrictions : Durant la période du 4 avril au 15 mai 2009 inclus, sur l’ensemble du réseau des Sorgues classées en première catégorie, en amont de la D 942, (Voie rapide Avignon - Carpentras) en vue de la protection des frayères, interdiction de pratiquer la pêche en marchant dans l’eau ou les pieds dans l’eau. De même, interdiction de pêcher dans la Sorgue à l’aide de toute embarcation ou engin flottant.
  •  
  • Parcours " Capturer et Relâcher " 
  • Situé sur un bras de la Sorgue dans la " Grande Île Meyer " sur la commune de l'Isle sur la Sorgue. Accès depuis le parking du Camping la Sorguette / Hôtel Best Western, le long de la N 100 à la sortie de l'Isle sur la Sorgue en direction d'Apt.
  • D'une longueur de 950 mètres, sauvage et varié, il prend son point de départ en amont du pont d'entrée de la propriété Meyer, et se termine juste à l'aval du siège social de la Fédération, aux Fontanelles. La pêche ne se pratique qu'en rive droite et sans pénétrer ni pêcher les pieds dans l'eau avant le 16 mai. A partir de la date de l'ouverture de la pêche de l'ombre commun ( 16 mai 2009 ) on peut pêcher dans l'eau ou les pieds dans l'eau, mais sans jamais franchir le milieu du lit de la rivière.
  • Si tout poisson capturé sur ce parcours doit systématiquement et rapidement être délicatement remis à l'eau dans les meilleures conditions, quelle que soit sa taille, il convient également de : Bien se mouiller les mains avant de le manipuler et le décrocher et éventuellement, d'attendre qu'il ait repris parfaitement son équilibre dans l'eau avant de le laisser repartir.
  • A la mouche : Pêcher avec des hameçons sans ardillon ou à ardillons écrasés,
  • Aux leurres : Mêmes recommandations.
  • Dans tous les cas, hameçon à 1 seule branche uniquement !.

Tous les cours d’eau de 1ère catégorie

- Il est interdit :

- De pêcher avec plus d’une ligne,

- D’utiliser comme appât ou amorce les asticots et autres larves de diptères,

- D’utiliser tous engins et filets, sauf en ce qui concerne la pêche de l’anguille à la vermée,

- D’utiliser plus de trois mouches pour la pêche à l’aide d’un “Buldo”.

Les réserves approuvées du réseau des Sorgues de 1ère catégorie :

Fontaine de Vaucluse :

Depuis la source de Fontaine de Vaucluse jusqu’au parement aval du barrage de Valdor, y compris le canal romain.( Longueur 450 mètres ).

Réserve de l’Hôtel du Poête, depuis le pont d’entrée du jardin de l’entrée de l’hôtel du Poête, jusqu’au pont de l’entrée de la Cristallerie des Papes. ( longueur 90 mètres ).

Commune de l’Isle sur la Sorgue :

Réserve du Portalet : Limite amont : du quai Frédéric Mistral et du quai Clovis-Hugues, depuis le Moulin Bouffier. Limite aval : au parement aval de la passerelle piétonne.

Réserve du quai Rouget de l’Isle et quai de la Charité : Limite amont : du parement amont du petit pont d’accès à la Caisse d’Epargne, et du déversoir face au Café de la Sorgue. Limite aval : en amont des vannes de Brun. (Usine des Tapis d’Avignon).

Réserve de l’avenue Fabre de Sérignan : Rives droite et gauche, limite amont, depuis le déversoir au lieu dit le Bassin, le long de l’avenue Fabre de Sérignan, le cours Victor Hugo et l’allée de Villevieille, jusqu’au niveau des vannes de l’usine Vian Tiran. (longueur 950 mètres ). 

Réserve active du parcours “ Capturer et Relâcher ” : La rive gauche, en face du parcours “ Capturer et Relâcher ” est interdite à la pratique de la pêche entre l’aval de la pisciculture des Fontanelles et le pont d’entrée de la pisciculture Meyer, sur un linéaire de 950 mètres. De même, interdiction de pêcher dans l’eau ou les pieds dans l’eau sur l’intégralité du parcours
“ Capturer et Relâcher “ avant le 16 mai, date à partir de laquelle on peut pêcher dans l'eau ou les pieds dans l'eau, mais sans jamais franchir la moitié du lit de la rivière.

 

 

télécharger la pièce jointe : Carte du réseau des Sorgues

 
Coordonnées
site national
Président : Philippe LALAUZE
575 Chemin des Fontanelles 
84800 L'ISLE SUR LA SORGUE 

9 h à 12 h et de 14 à 16 h du lundi au vendredi
04.90.86.62.68
04.90.86.11.90

http://www.federationpeche.fr/84
fdpeche84@orange.fr
 
foot
 
Par Charriere patrick
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 09 2008 18:20
  • Alors voila un meeting qui se termine le soir de la fermeture de 1 ere categorie,des rencontres formidable,des echanges de conseils,une bonne ambiance general et de la rigolade.Merci a tous pour cette formidable partie de peche mais ce n est que partie remise.
    Je tiens a remercier L APPMA de l Isle sur la Sorgue de nous avoir donné les clefs de la maison de la peche.
    Voila en photos.












  •  

 

 

 

Par Charriere patrick
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Samedi 7 juin 2008 6 07 06 2008 16:57
Par Charriere patrick
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Samedi 7 juin 2008 6 07 06 2008 16:38
Fonctionnement de la source

 

Une source bien particulière...

La Sorgue prend sa source à la Fontaine de Vaucluse,
qui est une des plus importantes exsurgences du monde.


[*Qu’est-ce qu’une exsurgence ?*]

Les eaux ne proviennent pas d’une rivière souterraine
mais de l’infiltration des eaux de pluie et de la fonte des neiges
du sud du Mont Ventoux,
des Monts de Vaucluse
et de la Montagne de Lure
qui représentent un « impluvium » de 1240 km2
et dont l’unique issue demeure la Fontaine.


C’est un immense karst situé dans les calcaires
couvrant près de l.200 km²,
sur une épaisseur pouvant atteindre 1.000 mètres !

La Fontaine de Vaucluse a donné naissance au terme scientifique de « source vauclusienne »,
qui correspond à une source karstique fonctionnant sur le principe d’un siphon
(l’eau circulant dans des galeries touche alors le sommet de la galerie).


La source elle-même se situe au pied d’une falaise de 350 m de haut.



Elle comporte plusieurs griffons
dont le plus élevé appelé « vasque supérieure »,
entre en activité lorsque le débit dépasse 21 m3/s ;
il correspond à l’orifice d’un chenal immense
d’une profondeur reconnue de 315m.

La gamme des débits varie de 4 m3/s à plus de 150m3/s
avec un débit moyen de 24 m3/s.

Ce volume colossal est 7 fois supérieur à la totalité de l’eau potable apportée aux usagers.
C’est dire l’importance considérable de cette source, première de France par les volumes écoulées.
A l’échelle mondiale, la première source de la Fontaine de Vaucluse se classe parmi les cinq premières.


La fin du XIX° siècle voit se dérouler la première tentative de plongée dans le conduit noyé de la Sorgue,
(en forme d’entonnoir vertical de 308 mètres de profondeur)
et plus d’un siècle d’audacieuses explorations
permettent de mieux comprendre le mystère de son fonctionnement.

Exploration du gouffre
Historique

Le conduit principal s’est développé sous le niveau de la source.

Lorsque l’eau atteint 21,07 m sur le sorgomètre,
les eaux de la Fontaine débordent par dessus le seuil
avant de rejoindre, plus en aval,
l’eau apportée par les griffons.


La Fontaine de Vaucluse, unique exutoire du karst,
alimente la Sorgue grâce à 2 types d’exsurgences :

  des sources pérennes, nommées « griffons », situés un peu en aval du gouffre, dans le lit de la rivière. Ils fournissent de l’eau à la Sorgue, même au plus fort de l’été.

  un gouffre , situé en amont des griffons, au pied d’une falaise de 200 m de haut, d’où l’eau surgit à certaines périodes de l’année (principalement en hiver et au printemps).


Qualité des eaux

Les eaux que restituent les sources sont de très bonne qualité : toutes appartiennent à une famille hydrochimique dite « bicarbonatée calcique » donc très commune dans le département du Vaucluse.

Par Charriere patrick
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Samedi 7 juin 2008 6 07 06 2008 16:33


Entre Rhône et Durance,
dans un cadre de calcaire calciné,
se trouve une enclave d’humidité et de fraîcheur,
une île en Provence :
le réseau des Sorgues.


De sa source à sa confluence,
le réseau des Sorgues est un ensemble
de près de 300 km de bras de rivière, de canaux et de fossés, qui se séparent,
se croisent
et se rejoignent.


Située entre deux rivières « caractérielles »
qui sont l’Ouvèze et le Calavon,
la Sorgue apporte douceur et sérénité...


Depuis des siècles, la Sorgue a beaucoup fait parler d’elle par la pureté de son eau et par sa caractéristique particulière de faible amplitude thermique annuelle ( 13° C +/- 1° C à la source ), qui en font un lieu privilégié d’habitats pour la truite Fario de souche méditerranéenne, et pour l’Ombre commun totalement autochtone.
Par Charriere patrick
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Samedi 7 juin 2008 6 07 06 2008 16:27



Les meilleurs candidats !!

Toute la physionomie d’une rivière est révélatrice de son état de santé.
La difficulté survient quand il faut repérer les organismes les plus significatifs d’un état donné.
Le Cemagref travaille depuis de nombreuses années dans la recherche de bio-indicateurs qui permettraient de poser un véritable diagnostic de pollution.
Insectes aquatiques et petits invertébrés seraient de bons candidats…


La qualité des eaux sous surveillance

La loi sur l’eau de 1992 impose de maintenir et d’améliorer la qualité écologique des eaux de surface.
La première étape consiste à mesurer cette qualité, notamment par le recensement des espèces vivant dans un cours d’eau et par la connaissance de leur fonction dans l’écosystème.
Or les méthodes conventionnelles de bio-indication, basées sur les invertébrés (insectes, crustacés, mollusques, vers...) couramment utilisées dans ce but, ne tiennent pas compte du rôle qu’ils jouent.
Elles ne permettent donc pas toujours de poser un véritable diagnostic de pollution.
Il s’agit donc de trouver un système d’évaluation de la qualité écologique de l’eau,
qui tienne compte à la fois des organismes en place et de leurs caractéristiques,
telles que la forme du corps, le nombre de cycles reproducteurs, le mode d’alimentation ou de respiration.


Une rivière passée à la loupe

En 1995, Stéphane Charvet du Cemagref de Lyon relève le défi.
Ses travaux sont menés en partenariat avec la faculté des sciences de Lyon I pour la connaissance des traits biologiques des invertébrés et avec le GIP-Hydrosystèmes qui finance une partie de ses recherches.
Pour savoir si la fréquence de certaines caractéristiques biologiques (modes de respiration, de reproduction etc.) peut être modifiée par la pollution, des prélèvements sont effectués pendant un an dans une rivière de l’Ain à proximité d’une agglomération.
Tous les mois, l’eau est analysée en amont et en aval de la station d’épuration de la ville et les invertébrés sont étudiés.
La méthode utilisée pour les prélèvements des organismes respecte la norme IBGN (indice biologique global normalisé) de l’AFNOR 92.
Huit prélèvements sont systématiquement effectués dans des zones bien différentes de la rivière. Un filet placé dans l’eau face au courant permet de capturer les organismes dont la taille est supérieure à 0,5 mm.
Ces organismes sont ensuite triés et déterminés au laboratoire grâce à une loupe binoculaire.
Il s’agit essentiellement de larves d’insectes, de crustacés, de mollusques, de sangsues et de planaires.


La référence d’un cours d’eau " en bonne santé "

En complément de l’étude précédente, 62 sites réputés non pollués ont servi de référence pour connaître la structure fonctionnelle typique d’une rivière en bonne santé.
Les résultats des analyses révèlent que les caractéristiques biologiques ne changent pratiquement pas d’un cours d’eau à l’autre, dès lors qu’il est indemne de toute pollution.
Tous ces prélèvements ont révélé des populations d’invertébrés avec des proportions équilibrées de tous les traits fonctionnels classiques comme la taille, la durée de vie, le nombre de cycles reproducteurs et le nombre de descendants.
Une rivière en bonne santé est riche en invertébrés de taille moyenne comprise entre 5 mm et 20 mm.
Leur durée de vie est de l’ordre de 1 an, avec un cycle de reproduction par an.
Ils sont capables d’utiliser toutes les sources de nourriture présentes.
La saison ne semble pas intervenir sur ces caractéristiques biologiques.
De ce fait, le seul facteur de variation serait la pollution des eaux.


Des organismes adaptés pour résister à la pollution

Les prélèvements effectués à l’amont de la station d’épuration ont révélé une abondance d’organismes supportant une pollution accidentelle.
Cette pollution mixte toxique et organique est liée aux déversoirs d’orages de la ville.
Les populations d’invertébrés sont perturbées par ces pollutions intermittentes.
Les organismes les plus fréquemment retrouvés sont ceux qui sont capables de se remettre très vite d’une perturbation. Ils sont appelés organismes r (résilients).
Ils se caractérisent par une nombreuse descendance.
Ils sont en général de petite taille et ont une durée de vie courte.
Ils respirent par les branchies mais aussi par un système leur permettant d’emmagasiner de l’air atmosphérique.
Grâce à cela, ils sont capables de vivre dans des milieux peu oxygénés, comme dans le cas d’une pollution de type organique.
Ces organismes sont souvent des larves d’insectes comme celles des coléoptères ou des libellules.


Sangsues pour rivières pauvres en oxygène

Lorsque le site est perturbé de façon constante par une pollution mixte,
comme c’est le cas en aval de la station d’épuration,
les organismes peuplant normalement cette partie de la rivière sont remplacés par d’autres encore plus résistants.
Ils sont nommés organismes A (pour adversité).
Ils présentent des caractéristiques très différentes des organismes r retrouvés dans la partie de la rivière moins polluée.
Ils sont de grande taille, ils vivent plus longtemps et se reproduisent plusieurs fois dans l’année.
Ils possèdent un système de respiration par le tégument encore plus efficace. Ainsi, ce système leur permet d’extraire directement et rapidement l’oxygène de l’eau, même si les concentrations sont faibles.
Les invertébrés caractéristiques de ce type de conditions sont notamment les sangsues.


Connaître la pollution d’une rivière en observant sa faune

Depuis 20 ans, le Cemagref a effectué en France des milliers de prélèvements dans des rivières de qualités diverses.
Grâce à cela, analyses physico-chimiques et recensements des populations d’invertébrés peuvent être mis en corrélation.
C’est ainsi que sur une sélection de 108 échantillons pollués répartis sur la France,
les analyses de la qualité physico-chimique des rivières ont révélé 2 grands types de pollution, un type organique et un type mixte à dominance toxique.
Plus intégratrice, l‘observation de la structure fonctionnelle a permis de séparer 3 types de pollution, un type organique et deux types mixtes à dominance toxique.
Cette différence s’explique par la diversité des substances polluantes qui rend impossible une analyse physico-chimique exhaustive de toutes les situations.
Une pollution mixte avec dominance toxique semble favoriser le développement de gros organismes.
En revanche, une pollution de type organique va être favorable aux organismes de petite taille.
Cependant, un troisième groupe d’invertébrés a été différencié dans le cas d’une pollution mixte à dominance toxique. Il est composé d’animaux de grande taille et de taille intermédiaire.
Il y a plus d’organismes à vie courte que d’organismes à vie longue.
Les caractéristiques biologiques des invertébrés aquatiques semblent donc bien représenter un outil extrêmement intéressant pour établir un diagnostic de pollution, c’est à dire pour la bio-indication.
Cette méthode est en effet sensible aux différents types de pollution, et souvent même plus sensible que l’étude uniquement basée sur les espèces, c’est à dire sans tenir compte du rôle que jouent ces espèces dans l’écosystème.
De plus cette approche s’avère robuste face à la variabilité naturelle de la faune en fonction des régions (certaines régions possédant une faune particulière).
Ceci signifie qu’elle peut être utilisée dans n’importe quelle région en France.
Il n’est pas illusoire d’envisager une extension de son application à d’autres pays. A l’heure de l’harmonisation des réglementations dans l’Union Européenne, cet avantage doit être pris en considération.


Source : Cemagref

 




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Par Charriere patrick
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